Nationale

Monsieur Nicolas HULOT, Ministre de la transition écologique et solidaire,
Monsieur Bruno LE MAIRE, Ministre de l’économie et des finances,
Monsieur Gérald DARMANIN, Ministre de l'action et des comptes publics,

 

La France compte plus de 600 000 km de rivières, de nombreux lacs, des zones humides et des nappes d’eau souterraines ; patrimoine naturel exceptionnel qui rend d’inestimables services environnementaux, sanitaires, sociaux et économiques. C’est un capital vital pour la qualité de vie de nos concitoyens, source d’aménités nombreuses et de ressourcement, et dont la beauté participe grandement à l’attractivité de notre pays. La garantie d’accès à l’eau potable tant en qualité qu’en quantité et à des prix raisonnables aujourd’hui et demain, le bon fonctionnement des milieux aquatiques et leur restauration, ainsi qu’une répartition équilibrée entre les différents usages de la ressource en eau, sont des objectifs fixés par la loi et que nous estimons essentiels.

 

Une proposition de résolution relative à l'engagement associatif et à sa reconnaissance sera examinée demain, à l’Assemblée Nationale. Dans un contexte de fragilisation des associations, avec notamment la récente suppression de la réserve parlementaire, France Nature Environnement se réjouit de voir les députés se saisir de cet important sujet. La fédération demande au Gouvernement d’y donner suite, et ainsi d’activer les leviers pour favoriser l’engagement associatif.

 

Demain, vendredi 10 novembre 2017, se tiendra la première journée thématique de la COP23, consacrée à l’eau, l’agriculture et le climat. Alors que les questions de gestion équilibrée de l’eau seront au cœur des débats, la France vit un épisode de sécheresse alarmant et prolongé. Déficit de précipitations, artificialisation progressive des sols urbains et agricoles, besoins croissants de l’agriculture en eau… France Nature Environnement insiste sur l’urgence de la situation et rappelle que des solutions respectant les milieux et l’équilibre des usages existent.

 

Sécheresse hivernale et printanière : des niveaux exceptionnellement bas

Les faibles pluies de l’hiver et du printemps dernier n’ont pas suffi à recharger les nappes souterraines, classant l’hiver 2016-2017 parmi les 5 hivers les plus secs selon Météo France. Les pluies de printemps n’ont pas permis de compenser les déficits de recharge cumulés. Alors que des arrêtés « sécheresse », censés faire face à la crise, ont été pris depuis le printemps, de son côté, France Nature Environnement alertait cet été sur les nombreuses dérogations prises au niveau préfectoral pour autoriser les prélèvements d’eau, cela majoritairement à des fins d’irrigation agricole. Ces prélèvements ont porté atteinte à l’intégrité des milieux aquatiques et ont parfois engendré des conflits avec l’usage prioritaire de l’alimentation en eau potable de la population.

 

Début septembre, 83 départements en France métropolitaine faisaient l’objet d’arrêtés sécheresse, dont 42 au stade « crise ». La situation début novembre reste préoccupante, avec encore 22 arrêtés sécheresse en cours. Parfois, les restrictions ont été levées alors que la situation n’a pas évolué ou a même empiré. Aujourd’hui, certaines communes voient leurs réservoirs d’eau atteindre des niveaux critiques. Des sources se tarissent, obligeant les communes à remplir leurs réservoirs d’eau par camions citernes, afin d’assurer la distribution d’eau potable. Malgré tout, des habitants subissent une pression faible au robinet, des coupures, voire plus du tout d’eau comme c’est le cas dans des petites communes de Côte d’Or ou encore d’Alpes-Maritimes.

 

Une situation alarmante, mais pas désespérée : des solutions existent

La situation n’est pas encore irréversible. Un retour à la normale est possible si des pluies efficaces ou des chutes de neige importantes viennent reconstituer à terme les réserves d’eau naturelles, durant l’automne, l’hiver et le printemps. Mais nous ne pouvons pas uniquement compter sur les pluies à venir. Afin de préserver nos ressources en eau et éviter qu’une telle situation devienne la norme, il est urgent de réduire et d’adapter la consommation d’eau, à toutes les échelles et dans tous les domaines :

  • Le secteur agricole, en tant que plus gros consommateur d’eau, est le premier concerné par la mise en place d’une gestion équilibrée de la ressource. Etat des lieux, restauration des infrastructures naturelles, passage à l’agroécologie… France Nature Environnement veut accompagner la transition et a formulé 4 propositions pour y parvenir.
  • Les zones urbaines sont aujourd’hui largement imperméabilisées, empêchant l’eau de s’infiltrer dans le sol et donc d’aller remplir les réserves souterraines. France Nature Environnement porte de nombreuses mesures pour limiter l'artificialisation des sols, comme la réalisation de parkings à étage pour les espaces commerciaux ; ou l'introduction des espaces végétalisés dans les villes, permettant également d'en limiter le réchauffement.
  • Nous pouvons tous réduire notre consommation d’eau en adoptant certains gestes quotidiens : ne pas laisser couler le robinet quand on se lave les dents ou les mains, prendre des douches plutôt que des bains, mettre des mousseurs sur ces robinets, etc.

 

Lorraine Levieuge, chargée de mission Ressources en eau et milieux aquatiques de France Nature Environnement, conclut : « La situation de cette année doit nous faire prendre conscience de la valeur de la ressource en eau dans un contexte de réchauffement planétaire toujours plus critique. Tous les projets fondés sur la disponibilité de la ressource en eau (alimentation humaine, irrigation, industrie, énergie) doivent désormais tenir compte du risque de sa diminution. Il est crucial de préserver l’eau des pollutions et des prélèvements excessifs, pour garantir à tous, pour demain, un accès à une eau de qualité. Dans le cadre des négociations en cours à la COP23, la France doit porter une position ambitieuse en termes de financements et de solidarité pour s’adapter au mieux aux effets de changements climatiques sur la ressource en eau ».

 

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France Nature Environnement est la fédération française des associations de protection de la nature et de l´environnement. C´est la porte-parole d´un mouvement de 3500 associations, regroupées au sein de 74 organisations adhérentes, présentes sur tout le territoire français, en métropole et outre-mer. France Nature Environnement, partout où la nature a besoin de nous. www.fne.asso.fr

Les états généraux de l’alimentation débuteront officiellement ce mercredi 30 août avec la première phase de concertation sur le partage et la création de valeur. Malgré les nombreux flous persistant à l’aube du top départ, les attentes de l’ensemble des parties prenantes et des citoyens sont nombreuses. France Nature Environnement portera trois priorités lors de la concertation sur les prix.

 

Les Jeux Olympiques se dérouleront en 2024 à Paris et en Ile de France, ainsi que sur d'autres sites en régions. Ils représentent un temps fort de la vie sportive et internationale. France Nature Environnement a déjà eu l'occasion d'exprimer sa plus grande vigilance et même son opposition à certaines candidatures aux JO susceptibles d'impacts inacceptables (Sotchi, Annecy, ...). La décision concernant les Jeux de 2024 à Paris est maintenant arrêtée.

 

Les députés ont validé en commission dans la nuit de mercredi à jeudi la suppression de la réserve parlementaire, dans le cadre de l'examen des projets de loi sur la moralisation de la vie publique. Si France Nature Environnement comprend et partage la nécessité de mettre un terme aux pratiques opaques, inégalitaires, voire clientélistes générées par ce dispositif, elle juge incompréhensible d’en faire payer le prix aux associations, déjà fragilisées par la raréfaction des aides de l'Etat comme des collectivités territoriales. Et demande qu’un plan soit lancé sur le financement de la vie associative et de la démocratie participative.

 

Les 11 et 18 juin 2017 auront lieu les élections législatives. Alors que s’ouvre aujourd’hui la campagne officielle pour appeler à participer à cette échéance démocratique déterminante, France Nature Environnement rappelle aux candidats que la protection de la planète et la transition écologique ne sont pas des options mais les défis clés de notre époque.

 

Monsieur le Président de la République,

 

Nos associations tiennent à vous féliciter pour votre élection à la Présidence de la République. Nous souhaiterions pouvoir vous rencontrer dans les meilleurs délais afin d’évoquer la feuille de route du quinquennat pour la transition écologique.

 

Dans cette attente, nous souhaitons dès maintenant vous faire part de notre avis sur le périmètre du ministère en charge de l’environnement.

 

L’organisation de l’État et de son gouvernement reflète l’ambition que se donne un pays. Comme vous le souligniez dans votre programme, « la transition écologique est une priorité pour aujourd’hui qui affecte tous les secteurs de la vie économique et sociale ».

 

La pertinence d'un grand ministère, avec à sa tête un ministre d’Etat, numéro deux dans l’ordre protocolaire, en charge du développement durable (écologie, biodiversité, climat et énergie, transport, logement et urbanisme, aménagement du territoire, pêche et mer) initié dans la dynamique du "Grenelle de l'environnement"  a fait ses preuves et répondra à votre volonté d’un gouvernement resserré. De plus, des synergies institutionnelles fortes doivent être trouvées avec les ministères de la santé, du travail, de l'agriculture, des outremers, et enfin celui de l’économie tant leurs rôles et impacts sont essentiels pour l'environnement. Par ailleurs, vous aviez souligné dans votre programme l’importance d’une alimentation plus saine et avez annoncé la tenue d’Etats généraux de l'Agriculture et de l’Alimentation. Nous espérons donc que le futur gouvernement intégrera l’importance et la transversalité de cet enjeu, à la fois au niveau national et international.

 

De même, tout comme le Conseil National de la Transition Ecologique est ouvert aux acteurs économiques et sociaux, la gouvernance doit être améliorée en ouvrant les instances de concertation des secteurs économiques et sociaux à nos associations environnementalistes, dans une logique de réciprocité d'ouverture.

 

Nous espérons que vous serez sensible à ces arguments et au symbole fort que représente ce large ministère. Nous rappelons notre fort attachement au dialogue environnemental et espérons que vous vous engagerez à le renforcer. Cela est indispensable pour répondre à "l'urgence écologique" que vous aviez rappelée au soir du 23 avril.

 

Nous vous prions de bien vouloir agréer, Monsieur le Président de la République, l’assurance de notre très haute considération.

 


Michel Dubromel, président de FNE, représentée au Conseil National de la Transition Ecologique

Allain Bougrain Dubourg, Président de la LPO

Gilles Asenjo, Président de Surfrider Foundation

Pierre Perbos, président du Réseau Action Climat

Bernard Chevassus-au-Louis, président d’Humanité et Biodiversité

Cécile Ostria, Directrice générale de la Fondation Nicolas Hulot

Pascal Canfin, directeur général du WWF France

Florent Compain, président des Amis de la Terre

Les modalités de mise en œuvre du compte d'engagement citoyen sont définies

Le décret n° 2016-1970 du 28 décembre 2016 définit les modalités de mise en œuvre du compte d'engagement citoyen, créé au sein du compte personnel d'activité (CPA), et destiné à recenser toutes les activités bénévoles ou volontaires et à faciliter la reconnaissance des compétences acquises à travers ces activités.

Il détermine les modalités de déclaration et de validation de l'engagement du titulaire, la durée de l'engagement permettant d'acquérir vingt heures au titre du compte personnel de formation ainsi que l'usage possible de ces heures de formation.

Plus d'information : http://www.droit-de-la-formation.fr/vos-rubriques/actualites/actualite-juridique/modalites-de-declaration-et-de-validation-de-l-engagement-associatif-dans-le.html?

Deux anciens responsables de la fédération départementale des chasseurs de Haute-Saône, deux techniciens et trois apprentis ont comparu les 6 et 7 octobre dernier au tribunal correctionnel de Vesoul. Ils étaient jugés pour avoir tué plus d’une centaine de spécimens d’espèces protégées entre 2010 et 2013 sur le territoire de la commune de Noroy-le-Bourg. Le Tribunal a condamné les deux dirigeants le 1er décembre 2016 à un an de prison ferme et 5 000 euros d’amende. Les autres prévenus sont condamnés à des peines plus légères allant de quatre à douze mois de prison avec sursis.

 

L’accord commercial Europe-Canada (CETA) est au programme des discussions du Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement européens vendredi 21 octobre à Bruxelles. Le président-ministre du Parlement Wallon, Paul Magnette, refuse de donner son accord pour une ratification du CETA, au nom des droits de l’homme, de la protection de l’environnement, de la protection des droits sociaux, de l’exception culturelle, du principe de précaution, entre autres.Pressurisé par ses homologues européens et par la Commission elle-même dans le but qu’il cède enfin, Paul Magnette tient bon. Et il a parfaitement raison.

Au lendemain des élections présidentielles américaines, plusieurs constats s'imposent. Les questions environnementales qui concernent rien moins que l'avenir de la planète, ont été totalement occultées pendant la campagne électorale. Plus grave, le climato-scepticisme du futur occupant de la maison blanche constitue un frein à la lutte contre le dérèglement climatique.

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