National et International

La directive européenne 2009/28/CE relative à la promotion de l’utilisation des énergies renouvelables (EnR) a incité les États membres à développer la part de ce type d’énergie dans leur bouquet énergétique. Dans son plan d’action national de 2010, la France s’était fixé un objectif à l’horizon 2020 de 23% d’EnR dans sa consommation finale d’énergie, dont la moitié issue de la biomasse. Cet objectif est conforté par la loi relative à la transition énergétique, promulguée en août 2015, qui porte la part des énergies renouvelables à 32 % de son bouquet énergétique en 2030.

Dans ce cadre, le Ministère en charge de l’Agriculture a confié à FranceAgriMer la mise en place d’un Observatoire National des Ressources en Biomasse (ONRB), ayant pour objectif principal le recensement et l’estimation des ressources et des usages. L’actuelle synthèse de l’ONRB est disponible sur le site internet de FranceAgriMer.

Les associations de protection de l'environnement, qui ont participé au démarrage de PEFC en France, ont été confrontées ces dernières années à une dérive inacceptable du système. La dernière mise à jour du cahier des charges a abouti à une perte totale de crédibilité quant à la soutenabilité des pratiques certifiés, et ce malgré les demandes de nombreuses associations de protection de l'environnement.

Deux mois après la fin de la COP21 à Paris, un article scientifique  paru dans une revue prestigieuse jette un pavé dans la mare : certaines gestions des forêts en Europe n’ont pas été vertueuses pour le climat depuis 1750 ! Mais qu’on ne s’y trompe pas, cet article ne fait que confirmer que toutes les forêts n’ont pas la même capacité d’atténuer le changement climatique, ni tous les modes de gestion. Une preuve de plus que le rôle des forêts dans l’atténuation du changement climatique est plus complexe qu’on voudrait nous le faire croire et une invitation à réfléchir aux orientations futures de la politique forestière.

Lors du Conseil d’Administration de l’Office National des Forêts de ce jour, FNE n’a pas voté le projet de Contrat d’Objectifs et de Performance établi pour la période 2016-2020 entre l’Etat, l’ONF et la Fédération Nationale des Communes Forestières (FNCoFor). Explications sur ce signal d’alarme adressé aux signataires.

Non, nous ne sommes pas obligés de choisir entre diminuer les coûts et renforcer la gestion durable

 

L’Office national des forêts (ONF) prévoit de mettre en vente le 25 novembre prochain plusieurs milliers de mètres cubes de bois prélevés dans le cœur du futur parc national des Forêts de Champagne et Bourgogne. Cette vente peut encore être suspendue si l’ONF ou l’Etat en prennent la responsabilité ; pour FNE et ses associations fédérées, procéder à cette vente porterait un terrible coup au futur parc national.

 

Dotée d’une surface forestière très importante, la France est pourtant l’un des rares pays européens à ne pas posséder de parc national foresti er de plaine. Répondant à un engagement du Grenelle de l’Environnement en 2007, le projet de Parc national des Forêts de Champagne et Bourgogne a été officiellement lancé par l’Etat en 2009.

Chacun vous le dira, toutes les forêts sont uniques : une forêt a ses caractéristiques propres, ses richesses et particularités écologiques, son histoire, ses paysages hérités des conditions environnementales et de la gestion passée, etc.

Pourtant, certaines forêts sont " hors normes " ! C'est pour cela que l’Office National des Forêts a engagé une démarche de reconnaissance spécifique, sous la forme d’un label appelé « Forêt d’Exception® ». Réservé à ce jour aux forêts domaniales, ce label récompense le caractère emblématique d’une forêt, mais aussi d’une démarche de gestion impliquant l’ensemble des parties prenantes d’un territoire. L’attribution du label s’appuie sur la vérification des éléments suivants :

    - Les valeurs intrinsèques de la forêt et de son territoire

    - La qualité du projet technique mené avec les partenaires et l’implication durable de ceux-ci dans la gestion globale de cette forêt au niveau du territoire

     - La réalisation du projet, en particulier dans une gouvernance partagée

Après les forêts domaniales de Verdun et Fontainebleau, La Grande Chartreuse a été labellisée en février dernier, puis les forêts de Rouen en juin.

15 autres sites forestiers domaniaux sont engagés dans cette démarche : Compiègne, La Montagne de Reims, Haguenau, Le Donon, Le Val Suzon, La Joux-Levier, Boscodon, La Sainte Baume, L’Aigoual, Les Camporells, Valier, Bassin d’Arcachon, Tronçais, Bercé et les Volcans de Martinique. Vous résidez donc peut-être tout près de l’une de ces forêts !

FNE est membre du Comité National d’Orientation Forêts d’Exception® depuis le 1er janvier 2015 et chargée à ce titre d’examiner les candidatures et d’évaluer la qualité des projets portés localement. En complément, FNE s’implique tout particulièrement en étant co-rapporteur du Comité National d’Orientation pour deux dossiers de candidature : La Montagne de Reims et Tronçais.

Dans la continuité de son plaidoyer pour l’exemplarité de la gestion des forêts publiques, FNE souhaite que cette démarche soit ambitieuse et apporte une réelle plus-value environnementale. La voix des associations de protection de la nature y est particulièrement recherchée, aussi nous invitons nos correspondants associatifs à s’impliquer dans les projets « Forêt d’Exception® » de leur territoire.

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