L’Allier : une rivière dont il faut préserver la dynamique ! - Un enfoncement du lit aux conséquences importantes

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Un enfoncement du lit aux conséquences importantes

 

Enfoncement du litL’Allier, cherchant à combler son déficit en alluvions, a creusé son lit en moyenne de 2 mètres en 50 ans, parfois jusqu’à près de 4 m (comme en aval du pont Boutiron à Vichy). Cet enfoncement a provoqué localement la mise à nu du sous-sol marneux créant des seuils(faisant notamment obstacle à la remontée des poissons migrateurs). Entre Vieille-Brioude et le Bec d’Allier , les marnes affleurent ainsi en de nombreux points, le plus important seuil étant celui des Madeleines en aval de Pont-du-Château (photo ci-contre). Actuellement, l’enfoncement du lit se poursuit toujours.

Les conséquences de ce phénomène sont désastreuses tant pour la ressource en eau qui diminue, que pour les écosystèmes qui se banalisent.

 

 

 

 

Conséquence Enfoncement du lit 

 

L’incision du lit provoque l’abaissement du niveau de la ligne d’eau et de la nappe alluviale sous-jacente d’où une diminution de son épaisseur (jusqu’à néant par endroits) et donc des réserves en eau qu’elle représente, avec des conséquences sur l’alimentation en eau potable et le soutien de l’étiage (voir fiche sur la nappe alluviale).

 

Les milieux naturels nés de la dynamique fluviale et leur renouvellement sont aussi menacés. Les zones humides (bras morts, ripisylves...) se retrouvent déconnectées de la nappe du fait de son abaissement, et souvent asséchées. La végétation  se modifie. Les grèves ne sont plus  exposées au courant et se végétalisent. Ainsi, les milieux naturels se banalisent.

 

L’enfoncement du lit s’accompagne de son rétrécissement d’où une diminution de la section d’écoulement des petites crues. Leurs débits sont alors concentrés dans le lit mineur et le risque inondation augmente à l’aval, particulièrement dans les zones urbanisées.

 

Le pouvoir épurateur de la rivière est aussi touché du fait de la disparition de l’étendue et de la variété des milieux où s’effectue l’auto-épuration de l’eau et faute d’étalement du courant.

 

Ce dysfonctionnement peut aussi avoir d’autres effets comme le déchaussement des ouvrages d’art (fragilisation des piles de pont par exemple), pouvant même provoquer leur effondrement. Ce fut le cas du pont Wilson à Tours, sur la Loire en 1978. Le pont de Moulins a failli subir le même sort.

 

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