Les OGM : entre progrès et danger, que décider ? - Document de synthèse

Sommaire

 

Des doutes et des craintes

 

La FRANE note l’intérêt scientifique de certains OGM mais doute de leur nécessité et de leur utilité pour la Société.

Il ne s’agit pas de diaboliser les OGM, mais rappelons qu’ils ne répondent à l’origine à aucune demande particulière, ni des producteurs, ni des consommateurs, ni des politiques. Il nous apparaît aussi que cette recherche directement et trop tôt appliquée sert les seuls intérêts des firmes internationales engagées dans la course aux brevets sur le vivant.

Mais surtout, face à cette technologie, la quantité des paramètres en cause, économiques, environnementaux, sociaux, sanitaires, scientifiques, politiques, éthiques, réglementaires, juridiques, religieux,… implique que les citoyens ne peuvent laisser aux scientifiques, aux pouvoirs publics ou aux institutionnels, la seule responsabilité d’orchestrer la discussion et la décision au risque de voir éluder les vraies questions.

 

Nous pouvons légitimement éprouver d’autres craintes :

-          Risques graves et peut-être irréversibles sur l’environnement ou la santé en absence d’études à long terme sur la question.

-          Risques vis à vis de la biodiversité déjà bien malmenée.

-          Atteinte à la liberté de choix de nos modes d’agriculture ou d’alimentation.

-          Risques de main mise sur le vivant.

-          Risques d’une domestication du vivant par la technique.

-          Coûts énormes de cette technologie alors que les moyens simples ou pas onéreux ne sont pas envisagés.

-          Accentuation du phénomène d’hétéronomie (perte d’autonomie) qui fragilise encore plus nos sociétés déjà sous perfusion.

-          …

 

Les OGM ne sont pas nécessaires. Ils visent à résoudre des problèmes qu’on se crée sciemment par ailleurs… Il serait nettement préférable de s’attaquer aux causes de ces problèmes et cesser de développer des méthodes curatives onéreuses et parfois dangereuses. A quoi bon créer des OGM dépollueurs de sites quand il paraît plus sensé de ne plus polluer les sols ?

 

Les partisans des OGM amplifient un système qui nous détruit : cancers liés aux pesticides, maladies métaboliques liées à notre mauvaise alimentation… et s’attachent à nous persuader qu’ils sont les seuls capables de calmer tous les maux de notre société moderne.

 

Les arguments pro-OGM tentent de nous faire oublier qu’il existe le plus souvent d’autres solutions à nos problèmes. Ces solutions sont de plus moins coûteuses et mieux maîtrisées.

Certaines plantes dépolluent spontanément des sols contaminés par des métaux lourds ou d’autres éléments toxiques (cas de Thlaspi caerulescens et de certaines variétés de moutarde). Pourquoi chercher alors à exacerber ces capacités naturelles ?

L’Agriculture Biologique propose des techniques agricoles respectueuses de l’environnement. Il en est de même, dans de moindres mesures, pour des systèmes de production tels que l’Agriculture durable ou l’Agriculture intégrée. Des techniques de lutte largement éprouvées telles que la lutte biologique ou la lutte intégrée ont montré elles aussi qu’elles étaient efficaces.

 

Le contexte dans lequel les OGM se mettent en place est trouble et n’offre aucune certitude : des résultats d’études sont volontairement ignorés, certains partisans des OGM ont des liens plus qu’étroits avec les firmes industrielles qui les produisent… Face à tant de confusion, les citoyens sont en droit d’exiger le respect du principe de précaution et l’interdiction de cultures d’OGM en plein champ.

 

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